Carrelage ou parquet ? Et pourquoi pas les deux ! Une tendance pleine de charme mais qui demande un professionnalisme certain allié à une vision décorative de l’ensemble finalisé grâce à une prévisualisation 3D du travail en amont. Pour s’affranchir des cloisons, on ose davantage pour obtenir une décoration originale et la plus personnelle possible. Avec l’ouverture des volumes, les matériaux autrefois réservés à certains types de pièces sont amenés à se côtoyer. Ainsi, fréquemment, le carrelage des cuisines flirte avec du parquet. Comment faire pour que cette relation soit la plus harmonieuse possible et réussir au mieux cette association ?

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Jouer sur les contrastes

Les différents revêtements de sol peuvent différencier les espaces. Pour des questions d’entretien, le carrelage est adapté aux pièces d’eau, telles que les toilettes. En optant pour des carreaux aux motifs marqués, on crée un véritable effet de surprise en ouvrant la porte. Cette pièce permet de nombreuses fantaisies en termes de choix de motifs et de coloris. Évidemment, il faudra que la pose soit minutieuse pour que le parquet se termine directement sur les carreaux sans besoin de poser une barre de seuil peu esthétique.

Ajouter des lames horizontales
De nos jours, de nombreux intérieurs ont supprimé des cloisons pour ouvrir et désenclaver les volumes, notamment les cuisines. Dans un appartement ancien, on a parfois la chance de jouir d’un beau parquet ancien, Versailles ou avec une pose à bâtons rompus, qui offre un dessin dynamique. Ce type de parquet se marie très bien avec du carrelage graphique, type carreaux de ciment, pour une cuisine originale. Pour que la transition se fasse harmonieusement entre ces dessins à la forte présence visuelle, il peut être intéressant de poser des lames horizontales qui arrêteront le parquet en offrant une délimitation nette entre les deux espaces.

Identifier les zones de circulations grâce à une pose parallèle
Une maison possède des zones de circulation plus fortement utilisées que d’autres au quotidien. Une fois qu’on les a identifiées, il peut être intéressant de les délimiter pour préserver l’usure du parquet, ce qui créerait des zones abîmées peu esthétiques. Le carrelage ou des carreaux de ciment se prêtent très bien à un usage intensif. Les lames de parquet seront posées en parallèle de ce « couloir » visuel pour conserver la dynamique du sens de circulation.

Oser déborder
Pour créer un effet de surprise, on peut laisser le carrelage envahir le parquet. Comme un parterre qui prendrait trop d’ampleur, le premier empiètera  sur le second.

Pour que l’effet soit optimal, il ne faut pas chercher la symétrie ou un effet régulier, mais plutôt jouer sur le côté aléatoire et inattendu. Cette manière d’assembler carrelage et parquet fonctionne très bien avec des carreaux octogonaux inspirés des tomettes anciennes.
 

Il faut avoir en tête qu’avec ce type de pose, ce sont les carreaux qui empiètent sur le parquet et non l’inverse : l’effet décoratif ne serait pas aussi réussi. La découpe du bois doit alors être minutieuse et reprendre le contour précis des carreaux. Si on opte pour un joint, il doit être très fin et le plus discret possible, mais si la découpe et l’assemblage sont précis, on peut aussi très bien s’en passer.

Mélanger les types de pose
En plus de mixer les matériaux, on peut imaginer mélanger les types de pose. Le parquet et le carrelage sous forme de lames peuvent se poser de la même manière selon des dessins connus (point de Hongrie, à coupe perdue, à bâtons rompus, etc.). Il peut être intéressant de combiner deux types de pose, comme une pose à l’anglaise pour le parquet et à bâtons rompus pour le carrelage pour obtenir un rendu original et la sensation que le parquet et le carrelage s’emboîtent parfaitement.

6. Créer l’illusion d’un tapis
Certains types de parquets sont adaptés à une pose en pièce d’eau ou au espaces à fort passage. Cependant, le parquet s’abîmera toujours plus vite que du carrelage si le bois est au contact répété de l’eau, ce qui est souvent le cas près d’une baignoire, dans une cuisine ou un coin repas. Dans ce cas de figure, l’association parquet et carrelage est fortement préconisée. Pour éviter un aspect trop figé, on peut choisir des carreaux à la forme et aux motifs géométriques. On obtiendra l’impression visuelle d’un grand tapis de bain et un sol résistant aux éclaboussures.

7. Oser les obliques
Couper un parquet dans le sens oblique peut sembler être une idée saugrenue et peu esthétique. Cela peut, pourtant, apporter beaucoup de dynamisme à la pièce. Il faut alors veiller à bien respecter les proportions et oser tracer une ligne vraiment en biais pour accentuer l’effet graphique. Ce cas de figure est adapté aux parquets à l’anglaise, dont les lames posées en décalé finiront de façon irrégulière en bordure du carrelage.

8. Créer des correspondances
Le carrelage est beaucoup plus adapté aux pièces de type cuisine, salle de bains, toilettes, le bois restant sensible à l’eau et aux taches. Lorsqu’on habite un grand volume ouvert, il n’est pas évident d’arrêter un revêtement de sol pour passer à un autre. La solution peut être… au plafond ! Une poutre, une retombée ou un plafond plus bas peuvent créer des correspondances entre sol et plafond et marquer des zones. La délimitation se fera ainsi tout naturellement puisque l’œil a déjà intégré cette limite.

9. S’affranchir des cloisons
Le calepinage est un dessin qui consiste à déterminer l’orientation, la disposition et le type de pose des différents revêtements de sol. Il permet de visualiser en plan ce qui sera le plus harmonieux en délimitant les emplacements de chaque sol en cas de volume ouvert. C’est en faisant ce plan de calepinage qu’on décide de couper un carreau pour laisser une lame de parquet pleine ou l’inverse, en fonction de l’effet désiré et du contraste souhaité.